L'actualité des nouvelles technologies
Un étudiant indien a réalisé un logiciel de codage
et décodage de l'information - fonctionnant parfaitement - qui
peut enregister sous forme digitalisée au même titre qu'un
CD ou un disque dur, deux cent cinquante six millions d'octets.
Soit le contenu d'un disque dur moderne ou de 80 DVD!
Sainul Abideen n'a pas révélé son algorithme ni le
code de son programme qui ne requiert qu'un ordinateur et une feuille
de papier A4 ordinaire, ainsi bien sûr qu'une imprimante et un scanner.
On sait seulement que la capacité du papier imprimé de caractères
humainement lisibles n'est qu'une fraction de ce qu'elle pourrait être
en théorie, et qu'en surimposant des figures géométriques
couvrant toute la surface du papier on peut, selon d'ailleurs la démonstration
qui a été faite, démultiplier cette capacité
de façon extrême...
Une des démonstrations qu'il a réalisées consiste
en effet à enregistrer une vidéo de 45 minutes sur une feuille
de papier et la restituer assez rapidemment.
Réalité ou canular?
Une telle densité d'information sur du papier est-elle possible? Les dimensions d'une feuille A4 sont de 29,5 cm par 21 cm. Accordons aux périphériques la capacité de distinguer 256 couleurs. Il faudrait donc 8 milliards de points sur la surface du papier pour atteindre la capacité prétendue en octets, à condition d'utiliser les couleurs pour distinguer les unités d'information. Les 256 couleurs peuvent représenter 256 codes différents, donc un seul octet.
L'avis des experts de Techworld
Selon l'avis des experts dans le domaine de l'impression et des scanners,
la précision des imprimantes actuelles, même en 1200 dpi
ne permettrait pas d'atteindre une telle capacité de stockage.
Par ailleurs le papier ordinaire change de couleur avec le temps et ne
conserve pas selon la température, la même surface.
Les calculs donnés dans la document cité en référence
fourniraient une capacité de 137 Méga octets.
Il faudrait en outre que les différents matériels reconnaissent
les 256 couleurs de la même façon, ce qui n'est pas le cas
dans la pratique. D'ailleurs du coté de l'imprimante, on crée
des couleurs plus variées par la combinaison de couleurs de bases,
cela n'augmente pas la capacité.
La conclusion est que les prétentions de l'inventeur sont fictives,
même si sa démonstration était possible pour une vidéo
de qualité moyenne.
Peut être un peu partial?
Cependant, si les capacités énoncées sont fausses,
le principe n'en reste pas moins intéressant, en revenant à
des valeurs de stockage plus réalistes.
Il faut en effet préciser que les inconvénients inhérents
au papier ne sont pas forcément insolubles. On peut en effet placer
dans le document des en-têtes qui serviraient au calibrage du décodeur
en associant couleurs et densité au système de codage utilisé.
Cela, de la même façon que les disques durs possèdent
une piste de formatage contenant des en-têtes de secteurs avec les
informations nécessaires pour guider la tête de lecture.
Retour aux cartes imprimées
L'application de ce procédé lorsqu'il sera réellement
mis au point pourrait être concrétisée par l'utilisation
de cartes plastifiées similaires aux cartes de crédit, qui
seraient lues par un scanner de taille réduite et qui contiendraient
du courrier ou des logiciels.
Ce serait le retour aux cartes imprimées avec lesquelles, on se
le rappelle, a débuté l'informatique!
Un stockage papier réinscriptible?
De façon tout à fait opportune, la société
Toshiba annonce un papier pour imprimante réutilisable 500 fois!
Cela grâce à un papier plastifié qui serait effaçable
par la tête de lecture de l'imprimante afin de pouvoir être
réimprimé.
L'imprimante modèle B-SX8R, est déja disponible au Japon.
La feuille réimprimable coûte 7 euros.
Cette imprimante onéreuse (7500€), devrait être disponible
en France en 2008.
Et le livre électronique?
La meilleure application possible serait l'utilisation comme support de livres ou autres documents utilisant le papier. En exploitant la densité d'impression des imprimantes actuelles et un codage optimisé il serait possible de stocker sur une carte le contenu d'un livre. Justemment, bien que diverses techniques de support aient été mises au point ces dernières années, la diffusion de livres sur support électronique n'a jamais démarré. La mise au point d'un lecteur-scanner d'une part, de logiciels d'impression en codage dense d'autre part, permettrait de la relancer...